...C'était durant un voyage en Russie, il y a une trentaine d'années, dans la périphérie de St Petersburg .Je devais y rencontrer un misérable qui osait me menacer de révéler mes parts dans un trafic de stupéfiants eurasiatique .L'infame voulait me faire chanter sans savoir que j'étais le compositeur de cette symophonie.... histoire d'un mélodrame...
A l'inverse de maintenant, ma puissance à l'époque était... limitée et j'avais donc décider de régler ce petit contre-temps de façon plus personnelle .Ceci dit j'avais emmené dans mes bagages quelques collègues travail pour le moins persuasifs...
Nous avions rendez-vous dans un hangar à la sortie de la ville .Un lieu étrange pour ce genre de négociations, cela devait faire partie du folklore local à mon avis .
Il était là à notre arrivée .je m'étais laissé désirer, attendre comme à mon habitude .En effet l'ascendant psychologique fait partie intégrante de ces arrangements, et je n'ai jamais rien laissé au hasard pour quoi que ce soit dans toute ma carrière . Le hasard n'est rien de plus que la réussite des faibles et des infirmes .
Le deal était clair il me demandait 40 millions en pétrodollars contre son silence .D'un point de vue strictement financier, l'affaire était tout à fait réalisable .Cependant il en allait de ma crédibilité et de ma réussite future dans ma carrière .Donc les négociations ne pouvaient perdurer...Une leçon de physique dispensée par mes amis siciliens rétablirent une hiérarchie plus juste: lui à mes pieds, à côté de son sourire dénaturé, et moi debout lucide, froid et impassible .
Soudain je pris l'arme d'un de mes hommes de main, et pointa le calibre en direction de sa boîte cranienne .
Le cran de sécurité était ôté .
Un dernier regard vers ce spectacle navrant de puerilité .
Une pression sur la gâchette, ferme mais efficace .
Avez vous déja entendu le bruit d'un papier que l'on froisse avant de le lancer en direction d'un corbeille ?Amplifiez le pour voir, c'était sensiblement la même sonorité...
Une seconde après je ressenti une sorte de plaisir, un idéal de jouissance jamais atteint, que seul le contact froid d'un bastos dans ma main pouvait me procurer, rien de comparable à ces filles de joies soviétiques rencontrées la veille, non c'était plus fort...
La rechute également, un regard sur le corps inanimé, dont la tête formait un angle anormal avec le reste du corps...Pris de panique, de spasmes nerveux, je courrais jusqu'à ma voiture, pour n'en ressortir que plusieurs heures après .
Ce n'était pas cette puissance là que je cherchais, cette force armée est juste bonne pour les hommes de main, je compris rapidement que j'étais destiné à une toute autre forme de pouvoir, plus constructif, plus important, plus proche de mon image...